L'histoire du cocktail L'origine du Mojito vient de Francis Drake, connu à l'époque sous le nom "El Draque" (le Dragon), qui était un celèbre pirate anglais (premier homme anglais à faire le tour du monde) et avait un repère situé à "La Isla", qui est la "Isla de la Juventud" à Cuba. Cet écumeur des mers avait incontestablement bon goût, il était séduit par ces paysages naturels restés vierges et leur quiétude. C'est cette même île de la mer des Caraïbes qui inspira Robert Louis Stevenson pour écrire "L'île au trésor".
Francis Drake, pendant son tour du monde et entre 2 pillages en 1578, y accosta et bût dans une taverne avec son équipage pour fêter leur dernier butin. Ils aimaient siroter des feuilles de menthe pilées avec de l'eau-de-vie locale (précurseur non raffiné du rhum cubain actuel) et du citron vert. Ils buvaient l'ancêtre viril et rustique du mojito qu'ils appelaient le "Draque" (pseudo du celèbre corsaire qui était aussi amiral et capitaine de l'équipage). La recette est restée à la "Isla" et s'est perpétuée jusqu'à se consommer régulièrement sous le nom de "Draquecito".
Bien plus tard, le règne de la mafia cubaine entre 1910 et 1920 a permis de raffiner le rhum. En 1946 "La Bodeguita del Medio" décide donc de réaliser une variante raffinée du "Draquecito" afin de le rendre plus accessible. Ils ajoutent du sucre et du citron, revoient les dosages et appelèrent cette recette "Mojito" (amalgam violent de mojadito (humide) et de mojo (sauce culinaire cubaine, voulant aussi dire "charme" en afrique du sud). Nom bien trouvé pour une boisson qui se veut séduisante et tropicale. Peu de temps après, les Cubains la préparèrent partout et au milieu des années 20 elle était devenue la boisson nationale de Cuba. Prononcez à l'Espagnole :"Morito".
Le Mojito fut rapidement exporté vers les Etats-Unis et notamment Miami où il atteint une énorme popularité, puis New York et San Francisco. Dans les années 1990, le Mojito rejoignait finalement l'europe grâce à l’importation de la cuisine tex-mex.
Ernest Hemingway aimait siroter des Mojitos à "La Bodeguita del Medio", mais sans sucre parce qu'il ne digérait pas le sucre non raffiné, ce qui a donné naissance au Papa Hemingway et au Hemingway Special car on le lui préparait avec du Gustos Maracino (une liqueur cubaine à base de cerises) et/ou un zeste de pamplemousse.